Transports – Zoom sur l’Autocar

Suite à la loi Macron (« loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques »), le transport en autocar a été libéralisé. Plus d’un an après, même si les résultats sont loin d’être à la hauteur de ceux annoncés, pour autant, le bilan reste positif.


 


Point sur le marché du transport régulier de voyageurs par autocar


Selon le rapport de l’Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (ARAFER) publié le 7 novembre dernier, 6 nouveaux opérateurs sont d’abord apparus sur le marché libéralisé (5 nationaux et 1 régional), 257 lignes régulières ont été mises en place, et 3,4 millions de voyageurs ont été transportés depuis l’instauration de la loi. La nouvelle offre est finalement plutôt en concurrence avec le transport ferroviaire, puisque les liaisons assurées sont surtout réalisées sur des moyennes et longues distances (238 kms en moyenne).


Aujourd’hui, le nombre de compagnies s’est réduit : restent Flixbux (filiale d’un groupe allemand), Isilines (filiale de Transdev), Starshipper a finalement rejoint le réseau Ouibus (groupe SNCF), et Megabus va cesser son activité. Après un fort développement, l’activité se ralentit même si le marché est encore loin d’être mature.


 


Un effet positif sur l’emploi


Selon ce même rapport, le secteur est passé de 650 à 2 000 emplois. Vu que davantage d’autocars circulent, le premier métier concerné par la création d’emploi est celui de conducteur. Il est accessible en contrat de professionnalisation et avec des formations courtes (CAP) ; ces formations incluent le passage et l’obtention du permis D (accessible à partir de 21 ans). Les candidats déjà détenteurs de ce permis, doivent également obtenir l’attestation FIMO (Formation Initiale Minimale Obligatoire), prérequis indispensable à la qualification professionnelle de conducteur routier.


Les autres postes concernés par les recrutements sont ceux liés à l’exploitation des lignes mais aussi  à la maintenance des véhicules. Pour les grands groupes, des postes sont à pourvoir en communication et en marketing puisqu’il faut faire face à la nouvelle et forte concurrence.


Cette nouvelle règlementation, notamment grâce à l’augmentation de la conduite de nuit sur les lignes nationales, profite aux conducteurs. En effet, cela permet à ceux qui sont à temps partiel (transports scolaires et périurbains), d’avoir plus d’amplitudes et d’opportunités afin d’augmenter leur temps de travail ; ils peuvent compléter leur activité en assurant le transport de voyageurs sur des lignes plus longues par exemple.


 


Où postuler ?


Il y a des opportunités dans le privé comme dans le public, dans les zones urbaines comme rurales. Vues les contraintes horaires du métier de conducteur,  les entreprises du secteur ont souvent des difficultés à recruter ; les opportunités sont donc bel et bien là pour les candidats qui se montrent motivés, flexibles et disponibles.


Pour postuler, pensez aux :


-          Groupes nationaux  tels que Flixbus, Eurolines-Isilines et Ouibus (filiale de la SNCF)


-          Groupes régionaux (parfois moins connus mais non négligeables !)


-          Agences d’intérim (parfois spécialisées dans le Transport)